Maule 21

Editorial de Novembre 2009

jeudi 3 décembre 2009 Daniel BRIATTE

Et si on re-parlait de la "déviation" ?

Le 9 novembre, Jean-Marie TETART, 8ème Vice-président du Conseil général délégué aux déplacements, à la programmation routière, aux travaux routiers, à la gestion et l’exploitation de la route, aux transports et aux circulations douces, et à la coopération décentralisée ainsi que Serge THIBAUT, Conseiller général de notre canton, sont venus présenter l’avancement des études de ce que l’on appelait, jusqu’à présent la "déviation" et désormais appelée "Liaison Seine Aval/St Quentin en Yvelines".

Dans un long préambule, Jean-Marie TETART a recadré les objectifs du Département en faisant de cette voie nouvelle un outil de développement donnant du sens à la simple idée de débarrasser la RD 191 des véhicules polluant la vie de ses riverains du fond de la vallée. C’est ainsi que cette voie participerait au développement économique du Département en reliant les deux pôles d’activités important de Mantes et de St Quentin en Yvelines. Il a également exposé les nouvelles conditions économiques que le Département va connaître dès l’année prochaine mettant un sérieux frein à ses ambitions de construire de nouvelles infrastructures (pertes importantes de taxes notamment). Bref, s’il est utile de mener des études dès à présent, le Département ne peut s’engager aujourd’hui sur une date de réalisation, ni même sur la faisabilité finale du projet.

Exit les "yaka" et "yfaukon". On ne peut que se réjouir de cette démarche prudente et méthodique, en un mot "responsable".

Une étude préalable à la concertation est donc menée avant que le Conseil général ne prenne officiellement une délibération d’ouverture de cette concertation. C’est l’avancement de cette étude qui a été présenté, fondée sur des comptages de flux de circulations.

Une première constatation : l’augmentation naturelle de la circulation sur la RD 191 est de 8,4 % en 10 ans pour être actuellement d’environ 9100 véhicules par jour en moyenne sur un an. Qu’en sera-t-il dans les dix ans à venir ? L’augmentation sera-t-elle constante ? Rien n’est plus vraiment sûr.

Quoiqu’il en soit, même en reportant cette augmentation sur les dix ans futurs, une route à deux voies (et non 2x1 voie, ce qui est techniquement stupide) avec des caractéristiques constructives limitées pour le 90 km/h et avec des carrefours à niveau sera suffisante. Ce n’est donc surement pas l’autoroute décriée et redoutée par certains.

Restera, pour nous, un problème. Faut-il ou non créer des accès intermédiaires sur cette route entre Epône et la RN 12, transférant de fait les circulations de notre desserte par la RD 191 sur les RD transversales ? Les intérêts économiques de la vallée et les intérêts personnels des riverains en cause vont se confronter. Débat intéressant en perspective...

Mais avant, le Département doit résoudre un autre problème de taille. Les études de trafic montrent sans ambiguïté que les flux vont terriblement augmenter dans les villages du sud de la RN 12 (liaison vers A10/A11) et que la RN 12 va saturer davantage en direction de St Quentin, ce qui n’est pas supportable. En terme de méthode, le Département doit donc élargir son champ d’investigation et trouver des réponses acceptables pour lever, au préalable, ces deux obstacles. Pas simple.

On le voit bien maintenant, la réalisation de cette route pose au Département, pour le moment, plus de problèmes qu’elle ne doit en résoudre. Si la création d’une infrastructure doit résorber un problème, elle ne doit pas en créer d’autres ailleurs... Pour les éviter, la réflexion s’annonce longue et compliquée. De notre côté, nous avons donc encore le temps de réfléchir...


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